Un jardin ouvrier, qu’est-ce que c’est ?
C’est une parcelle, gérée en lotissement par une association et mise à disposition d’un jardinier qui peut l’utiliser comme bon lui semble sous deux conditions : le respect du règlement de l’association et l’exclusion de tout usage commercial.

Le jardin d'un voisin, trop net pour être le mien
Qu'est-ce qu'on trouve dans un jardin ouvrier ?
Quelle est l'origine des jardins ouvriers ?
Apparus avec la révolution industrielle pour "remédier à la misère du peuple", ces jardins apportent un complément de ressources et un "loisir sain détournant l’ouvrier des revendications et du cabaret". Les premiers sont nés au début du 19ème siècle en Angleterre et dans le nord de l’Europe.
En France, il faudra attendre la fin du 19ème siècle pour voir les premières initiatives. La crise des années 30 et les deux guerres mondiales favorisent l'essor de ces jardins qui entrent dans la législation française en 1952 sous le nom de "jardins familiaux".
Dans les années 60, les besoins alimentaires étant comblés, les jardins cèdent la place à une expansion urbaine galopante. Leur nombre est passé de 700.000 en 1945 à 100.000 au début des années 80.
Aujourd'hui, que deviennent-ils ?
En France les jardins ouvriers conservent encore une image dépréciée car ils souffrent de l’absence d’un cadre législatif adapté. Souvent relégués dans des zones marginales (bords d’autoroutes, de voies ferrées, de zones industrielles...), ils posent des problèmes d'accès, d'alimentation en eau ou de sécurité. Les terrains mieux placés peuvent toujours être délogés par des opérations immobilières.

Là encore, c'est le jardin d'un voisin
Pourtant, les jardins ouvriers connaissent depuis les années 80 un regain d’intérêt, à mettre en relation avec l'attrait des français pour le jardinage (complément de ressources, alternative alimentaire à la grande distribution, retour aux rythmes saisonniers). D’autre part, le jardinage est considéré comme une activité rapidement gratifiante, favorisant en outre les échanges avec les autres.
Environ 200.000 parcelles de ce type existent actuellement en France, majoritairement implantées dans les régions Nord Pas-de-Calais, Ile-de-France et Rhône-Alpes.
Les grandes villes intègrent de plus en plus les jardins familiaux dans leur politique de gestion des espaces verts et d'insertion sociale. D'autre part, de nombreuses associations veillent à développer le coté convivial de ces jardins, en organisant des fêtes et des animations, le jour de la Saint Fiacre par exemple, saint patron des jardiniers.

Qui cultivent ces jardins ? 
Je n'ai pu obtenir que les chiffres d'un inventaire de 1993 réalisé par la fédération nationale des jardins familiaux.
Même si la population attirée par les jardins familiaux a certainement évolué depuis 1993, je dois avouer que cela correspond bien à mes voisins de jardin.
Comment obtenir un jardin ouvrier ?
La demande est forte. Il faut attendre en moyenne 2 à 3 ans pour obtenir une parcelle.
Il suffit de s'adresser aux associations qui gèrent les jardins (coordonnées en mairie) et s'incrire sur leur liste d'attente.
Les critères généralement retenus sont l'appartenance à la commune, la mixité sociale, la proximité géographique (le jardin demande un entretien régulier y compris en semaine). L'usage commercial est interdit.
D'autres organismes peuvent proposer des jardins sous le même type de fonctionnement (villes, bailleurs sociaux, SNCF ...) avec des critères d'accès plus restrictifs.
A suivre ...
Sources :